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e château sur le rocher stylisé à trois coupeaux symbolise la forteresse de Faycelles, le "Castrum" des anciens manuscrits détruite au XVIII° siècle. Pourquoi 3 coupeaux ? Parce que le château protégeait les trois principales agglomérations de la paroisse: Faycelles, La Graville, le Mas du Noyer. Les couleurs de gueule (rouge et or) sont celles de la province du Quercy. La rivière ondée d'argent rappelle tout naturellement le Lot qui coule au fond de la vallée.

Le chef d"azur à la croix d'argent signifie que Faycelles dépendait de l'abbaye de Figeac qui portait ces armes. Ce sont maintenant celles de la ville.

Le châtaignier et le chêne étant les principales essences de la région, il semble normal que leurs branches encadrent l'écu qui, par ailleurs, est surmonté d'une couronne murale.

La devise écrite en lettres d'or sur un listal d'argent: "Loci firmitate confisi" est tiré du texte des "Flosculis" ralatant le martyre du Père Descrouzailles de Faycelles, victime des Huguenots à Figeac où il était supérieur des Augustins. Elle confirme le rôle défensif de la forteresse.


Sources: "Faycelles en Quercy"- La thèse. RP G. Delbos
ans la première moitié du XIII° siècle, les coutumes de Faycelles furent reconnues par l'abbé de Figeac. Le village abandonne alors le pied de la falaise. Il s'établit sur la crète voisine où il s'érigea en Bastide. Les documents de l'époque parlent à son sujet de la "Bastizo". Les rues se coupent en angles droits selon une disposition caractéristique des Bastides de ces temps-là, visible encore de nos jours sur le terrain. Peut-être le château était-il antérieur à la Bastide ? En effet, selon Champeval de Vyers, vers le IX° siècle, l'abbaye de Figeac avait construit pour sa défense une ceinture de fortifications qui le protégeait de tous côtés. Le château de Faycelles comportait un local, une enceinte et un patus.
Le local était situé sur l'emplacement actuel de l'église. L'enceinte passait certainement par la maison Denoit. Le Patus s'étendait entre les deux. Une chapelle existait dans le château. Une maison sise dans le Patus, largement ouverte vers la vallée, comportant jadis deux cheminées monumentales devait constituer la salle des gardes.
Le château tomba aux mains des Anglais en 1369. Relevé après la guerre de cent ans, il est au XV° siècle la résidence des abbés de Figeac qui y signent de nombreux documents. Propriété des Hébrards de Saint Sulpice au moment des guerres de religion, il sert de refuge aux catholiques de Figeac persécutés après la prise de la ville par les Protestants. Ceux-ci viendront assiéger le château, le bombardant en vain avec leurs pièces d'artillerie. Sous Louis XIII et sous l'instigation du Cardinal de Richelieu, le pouvoir central décrète le démantèlement des forteresses. Le château fut, dès lors, abandonné...
Le seigneur de Montsalès, qui en était devenu propriétaire n'apporta aucun soin à l'entretenir. En 1750, Jean Bazelle, marchand du lieu en rachète les ruines et les dépendances. Pendant la révolution, Charles Puel de Gaillot se portera acquéreur de ce qu'il en reste, croyant que cette propriété est tombée dans les biens nationaux. il sera débouté de sa requête. Le droit de propriété est confirmé à Pierre Bazelle. En 1845, la commune devient de plein droit, possesseur des ruines du château et de son emplacement. La municipalité fit enlever une partie des déblais qui encombraient la place et les rues adjacentes. Elle fit niveler le terrain en construisant un mur d'un mètre cinquante de hauteur. C'est sur cet emplacement que sera édifié par l'abbé Combelle (en 1885-1888) l'église actuelle.


Les caselles, cabannes de pierre sèche plus ou moins importantes par leur taille, servaient d'abris pour les hommes ou les animaux, ou de lieu de rangement pour les outils des champs où des vignes.
Il est difficile de déterminer leur date de construction mais une majorité furent édifiées au XIX° siècle.
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| Caselle crrée à La Cassagnole | Caselle de la Dîme sur le Bâtut |
Caselle-Pigeonnier à La Croix Blanche |
Petite caselle remise Le Parial |

Les pigeonniers prennent différentes formes architecturales : carrés, cylindriques, couverts de lauzes ou de tuiles, avec ou sans lanterneau.
Au delà du pigeon qui représentait un met appréciable, ils fournissaient un engrais naturel : la fiente qui permettait de fertiliser les terrains agricoles.
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| Beau Pigeonnier carré à Cap-Blanc | Pigeonnier du XVIII° dans une enceinte de ferme | Pigeonnier sous la falaise "caselle de Ferlandes" | Bel exemple de pigeonnier circulaire Métairie-Haute |

Les Calvaires de Faycelles dont la plupart en pierre avec un cœur gravé parce que le culte du Sacré-Cœur était solidement implanté à Faycelles depuis le début du XVIII° siècle (calvaire du Batut gravé 1738)
D'autres datent de l'époque des Missions évangéliques, après la Révolution Française, chargées de rechristianiser des populations largement gagnées aux idées républicaines.
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Calvaire de Rigant. Un des |
Calvaire de Ferrière. Lieu probable de la mort du Père Descrozailles. |
Fond de Faycelles. Calvaire biface dont l'emplacement a été modifié | Calvaire du Bâtut daté 1738 |

aycelles, village Quercynois, est situé en "plein ciel", à 350m d'altitude, aux confins de l'Aveyron, entre Lot et Célé à 7 km de Figeac et 14 de Capdenac-Gare. Outre de nombreux hameaux, il inclut deux petits villages plus importants: La Valade et surtout Le Mas du Noyer.
Les premières traces de population remontent assez haut dans la Préhistoire: au Magdalénien supérieur (13-15000 ans av JC) dans la grotte sise au lieu-dit Les Graves où des gravures rupestres ont été découvertes représentant deux frises de chevaux, un corps de femme sans tête et un auroch. Au Néolithique (2-3000 ans av JC), dans la grotte de La Moustarde située dans la falaise, un vase de l'époque Chasséenne (Néolithique) a été découvert (exposé à la mairie)
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Carte des lieux historique sur la commune de Faycelles (Partie 1) |

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Carte des lieux historique sur la commune de Faycelles (Partie 2) |

De nombreux vestiges de l'époque Gallo-Romaine (poteries et fondations d'habitat) ont été mis à jour des deux côtés de la vallée du Lot, au pied des collines ainsi que sur les hauteurs à Septemont et au Mas de Vinance notamment.
Une Nécropole de l'époque Barbare (IV° - VI° siècle) à été fouillée dans les années 1964-1968 et une cinquantaine de tombe inventoriées.
Il n'est pas impossible, compte tenu du toponyme de leur lieu de baptême (Cassinogilo) que les jumeaux de Charlemagne soient nés au hameau de La Cassagnole.
Faycelles fût d'abord un domaine du Duc d'Aquitaine "Fiscella villa Nostra", lit-on dans un document du IX° siècle, avant que l'abbé de Figeac (vers le XI° - XII° siècle) en devienne le seigneur. La construction du château (à la place de l'église actuelle) date de cette époque. La population qui vivait alors sous la falaise (qui en porte encore les traces) vint se mettre sous sa protection.
Trois églises furent successivement construites: la première, au lieu-dit: l'église-basse dont l'existence est attestée vers 1100, la seconde, en 1694-1695, dans le bourg, où se trouve actuellement le jardin de l'ancien presbytère, la troisième, l'actuelle (1885-1888) au centre du village.
L'église du Mas du Noyer est devenue un centre de pèlerinage important et très fréquenté.
Vitrail représentant l'ancienne église de Rigant (RP A Delbos) |
En 1369, le château fût pris par les Anglais. Durant 25 ans, entre cette date et 1394 ou l'abbé de Figeac publia un "Edit de repeuplement", |
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A Faycelles, dirigé par la bourgeoisie, un calme relatif s'établit pendant la période Révolutionnaire. Curé 1914-1918: 38 morts, une saignée douloureuse, 6 victimes lors du deuxième conflit mondial, de nombreux prisonniers. |
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Sources: "Faycelles en Quercy"- La thèse. RP G. Delbos

Sources: "Faycelles en Quercy"- La thèse. RP G. Delbos

1. Place Gaillarde: ancienne place centrale à l'époque
2. La tourelle: il devait se trouver là une tour du château
3. Rue des Anglais: ou rue des "Godoms", surnom lié au juron familier (Goddam) des envahisseurs qui entrèrent dans le village par cette voie en 1369.
4. Chemin de Toirac à Figeac ou "Voie Romaine"(nom actuelle de la rue), voie Gallo-Romaine qui, de Gaillot, s'insinue entre La Coste et le Parial, passait sous les maisons formant rempart et file sur Ferrière et Figeac. Les 5 rues qui débouchent sur cette route sont coupées transversalement par 4 autres, quadrillage typique des bastides du XIII° siècle.
Elles se terminaient toutes par un goulot étroit (dont un exemplaire subsiste: la maison de Me et M. E Besse-Daynac) qui facilitait la défense et elles se fermaient par une porte.
5. Barri de Carbes: zone extérieure aux remparts ("Barri" portant le nom d'une famille de notaires éteinte à cette époque)
6. La Rampe
7. Fontaine de Carbes
8. Fontaine Grande
9. Maison du Fort: propriété jadis du seigneur de Laroque-Toirac, puis résidence de la famille Denoits anoblie au XVIII°. Un membre, officier de cavalerie, participa à la bataille de Nerwinden en 1693 et un autre, du nom d'Adrian, fut fait chevalier de l'ordre de Saint Louis.
10. Chemin du Coustal: toponyme indiquant un chemin en pente. Il fut question, au siècle dernier, d'y bâtir l'église.
11. Chemin de la fontaine "Grande"
12. Carrière de la Julie: où résidait, au XIX°, une habitante de ce nom qui y tenait une mercerie.
13. Place de la Barrière
14. Place de la Porte Haute: selon un document d'époque, elle correspond à une porte de la ville donnant accès au chemin de Faycelles à Figeac par le Mas Duroc.
15. Enseigne de sabotier: le sabotier était propriétaire du pigeonnier: la caselle de Ferlandes






















